Trois médecins généralistes sur 4 ont eu recours à la téléconsultation depuis le début de l’épidémie de Covid-19. Un usage en pleine explosion, et qui semble s’ancrer durablement dans les habitudes des Français.

Trois quarts des médecins généralistes ont installé la téléconsultation depuis mars, contre moins de 5 % auparavant

Bienvenue dans le monde “d’après”. L’épidémie de Covid-19 et le confinement ont bouleversé les habitudes, jusque dans les cabinets médicaux. Ces événements majeurs de l’année 2020 ont eu un impact notable sur votre pratique de médecin généraliste, avec le recours massif à la téléconsultation. Plus des trois-quarts des médecins généralistes ont utilisé cet outil depuis le début de l’épidémie, selon une étude de la DREES consacrée aux conditions d’exercice et à l’activité des médecins généralistes pendant le confinement. Une explosion : avant le mois de mars 2020, moins de 5 % d’entre vous pratiquaient la consultation à distance. Un mode d’échanges avec les patients qui semble s’être durablement implanté dans le cabinet : à l’heure du déconfinement, la semaine du 11 mai, encore 7 médecins généralistes sur 10 téléconsultaient, constate la DREES. Encore aujourd’hui, 17 400 consultations vidéos quotidiennes sont réalisées sur Doctolib – un chiffre en hausse depuis le début du mois de septembre et l’augmentation du nombre de cas de Covid-19 en France

La téléconsultation est utilisée par des médecins de tous les âges et toutes les régions

Qui sont les utilisateurs de la téléconsultation et quel usage en font-ils? La DREES note plusieurs tendances : 

  • ils ont tous les âges : 8 médecins de moins de 50 ans sur 10 et 6 médecins de 60 ans ou plus sur 10 ont réalisé au moins une téléconsultation la première semaine du déconfinement;
  • ils exercent majoritairement en groupe : 8 sur 10 sont dans ce cas. La moitié de ceux qui exercent seuls ont pratiqué la consultation à distance la première semaine du déconfinement;
  • ils sont installés sur l’ensemble du territoire : 74 % des médecins travaillant dans les départements les plus touchés par l’épidémie et 67 % de ceux exerçant dans les zones les moins touchées ont téléconsulté la première semaine du déconfinement.

Les médecins généralistes déjà à l’aise et familiers des outils numériques semblent plus enclins que les autres à téléconsulter, souligne également la DREES. 

Les utilisateurs les plus assidus sont aussi les plus satisfaits

Pour la majorité des utilisateurs, la mise en place de la téléconsultation s’est faite sans grande difficulté. L’arrivée de ce nouvel outil dans les cabinets médicaux impose d’importants changements, et l’un des points ayant pu poser problème à ses utilisateurs réside dans le préfixe “télé” : 53 % des généralistes interrogés par la DREES ont eu le sentiment que l’examen clinique en présentiel restait indispensable. Le docteur Jean-Marie Frasse-Sombet, médecin généraliste à Saint-Martin-d’Hères (38) s’interrogeait d’ailleurs sur le sujet, avant de se lancer, Il le confiait à la Communauté Doctolib au mois d’avril dernier : “j’étais persuadé que c’était indispensable de voir les gens”, expliquait-il. “Puis quand le virus est arrivé, la consultation vidéo a été une évidence : rester chez soi et dépister les complications est devenu mon rôle pour faire barrière à cette épidémie. On a vu des médecins tomber en Italie, donc j’étais particulièrement concerné. Quelqu’un d’un certain âge comme moi ne doit pas risquer d’encombrer un peu plus les salles de réanimation, si j’avais 25 ans, je serais peut-être resté au cabinet”, détaillait encore le Dr Frasse-Sombet, passé au 100 % téléconsultation pendant le confinement, sans rencontrer de difficultés particulières. A 65 ans, le docteur M. s’est elle aussi adaptée à la pratique : “la consultation vidéo m’étonne, je dois être plus précise dans mes questions, avoir rapidement des idées et les associer. C’est un remue-méninges et j’aime bien”.

Au final, moins d’un tiers (32%) des médecins généralistes s’estime peu ou pas satisfaits par la téléconsultation. La DREES note toutefois une différence importante entre les territoires : dans les départements les plus touchés par l’épidémie, l’utilisation de la téléconsultation a été plus importante qu’ailleurs, les difficultés perçues, moindres, et la satisfaction des médecins généralistes, plus élevée.

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L’équipe Doctolib.