Après avoir pu souffler un peu pendant l’été, les Français ont repris le chemin du (télé)travail et de leur vie quotidienne, tracas post-rentrée et incertitudes du moment compris. Une période de septembre parfois compliquée, que le professionnel que vous êtes peut les aider à dépasser. 

Rien ne s’est passé comme prévu : l’épidémie de Covid-19, le confinement, le déconfinement, la menace sans cesse réactivée d’une deuxième vague et d’un (re)confinement… L’année 2020 a été une suite de hauts et de bas, d’ajustements et de réajustements. Dans cette lutte quotidienne, certains ont pu perdre leur équilibre. Et peuvent avoir, aujourd’hui, besoin de vous, psychologues, pour surmonter les difficultés rencontrées. 

Reste que consulter un psychologue n’est pas un pas toujours évident à franchir. Un Français sur 3 estime qu’entamer une thérapie doit rester un acte secret, tandis que 7 % jugent qu’aller voir un psychologue est synonyme de faiblesse, d’après un sondage de l’institut You Gov pour Le HuffPost, réalisé en septembre 2019. Tabous et  idées reçues restent tenaces et se bousculent dans le tête des patients avant même de songer à pousser la porte de votre cabinet.  Consulter un psychologue n’a pourtant rien de dramatique. Déconstruisons les préjugés ! 

Idée reçue #1 : “Pas besoin de consulter, ça va passer tout seul” 

Le confinement et ses bouleversements ont obligé les Français à s’adapter et bâtir de nouveaux repères. La période a aussi pu réactiver des souvenirs traumatiques ou mettre en exergue des problématiques tapies sous la routine. Attendre que “ça passe” peut aggraver la situation : une irritabilité “passagère” peut ainsi se transformer en conflits au sein du foyer. “Mieux vaut consulter le plus tôt possible, pour éviter qu’un trouble ou même ne serait-ce qu’un symptôme ait d’autres conséquences sur la vie du patient”, recommande Gabriel Rafi, neuropsychologue clinicien à Paris. “Si on n’en parle pas, si on se laisse accaparer par ça, si on n’agit pas, cela peut faire le lit d’un inconfort plus important, avec un retentissement sur sa vie globale, personnelle et professionnelle”, indique Caroline Delannoy, psychologue à Paris.

Idée reçue #2 : “Le psychologue, c’est pour ceux qui vont mal. Moi, ça va”

“De plus en plus, la consultation chez un psychologue s’inscrit dans une démarche de prévention, de développement personnel, de compréhension de soi et des autres”, constate Caroline Delannoy. “La vie est faite de moments positifs et de moments plus compliqués, il est normal que l’on rencontre des difficultés. Savoir les gérer, ce n’est pas inné, cela s’apprend. Tel un coéquipier, le psychologue montre où sont les ressources de la personne qui le consulte et donne les clés pour dépasser les obstacles”, explique-t-elle. “Le psy n’est plus ce vieux monsieur avec une barbe blanche qui dit que tout est de la faute de la maman”, ajoute Gabriel Rafi. “C’est un professionnel qui se rend disponible, il est à l’écoute et accompagne correctement son patient pour l’aider à pouvoir améliorer son quotidien”. 

Idée reçue #3 : “Si je commence une thérapie, je ne vais jamais en finir”

“La consultation chez le psychologue ne veut pas dire que, derrière, il y aura forcément un suivi sur du plus ou moins long terme – ce qui peut faire peur”, rassure Gabriel Rafi. “Le psychologue peut être consulté de façon ponctuelle, à certains moments de l’année ou juste une seule fois car, à ce moment précis, il y avait ce besoin”, détaille-t-il. Chacun est par ailleurs libre de mettre un terme aux échanges quand il le juge bon. Selon les situations, il peut suffire de quelques sessions pour se sentir mieux ou trouver ses réponses. 

Idée reçue #4 : “C’est impossible de trouver le bon psychologue”

La qualité de la relation entre un patient et son psychologue est essentielle. Rassurez le patient – ou futur patient – dès vos premiers échanges. 

  • Vous êtes un expert reconnu

Votre titre de psychologue est réglementé et protégé, vous êtes diplômé et reconnu. “Il est important de consulter un expert, même si les difficultés semblent légères au patient”, note Caroline Delannoy.

  • Vous êtes un spécialiste

Les demandes des patients exigent parfois une expertise spécifique. “Un psychologue du travail gère mieux une plainte émanant d’un salarié par exemple, tandis qu’un psychologue pour enfants comprendra mieux les problèmes liés au harcèlement scolaire”, indique Gabriel Rafi. Outre le bouche à oreille, les annuaires professionnels et les plateformes de prise de rendez-vous en ligne, comme Doctolib, permettent aux patients d’en savoir plus sur vous, vos expertises, vos approches et méthodes, vos pratiques. Chaque mois, 600 000 patients recherchent un psychologue sur Internet. Doctolib, logiciel pour psychologues, vous permet de vous distinguer et convainc en moyenne 5 nouveaux patients par mois à venir vous consulter. Les ⅔ d’entre eux se lancent dans une thérapie après le premier rendez-vous.

Pour mettre à l’aise le patient, vous pouvez également lui proposer une téléconsultation psychologue à distance, si la situation s’y prête. Sur Doctolib, la confidentialité et la sécurité des échanges sont assurées. Ce mode d’échange avec le psychologue, plus flexible et adapté aux emplois du temps chargés, apparaît comme aussi efficace que les consultations en présentiel pour bien des cas. 

L’équipe Doctolib.