Moins de sorties, moins de pas, moins de chaussures : l’épidémie de Covid-19 et les restrictions de déplacements ont bouleversé les habitudes de Français. Et ont influé sur le quotidien et la pratique des pédicures-podologues. Trois professionnels de terrain se confient sur ces changements dans une étude inédite “Pédicures-podologues : l’impact de la Covid-19 sur votre pratique”.

 

Sédentarité, pieds nus, télétravail : de mauvaises habitudes pour les pieds

Voilà plus de 12 mois que l’épidémie de Covid-19 bouleverse le quotidien et les habitudes des Français. Les confinements et les limitations de déplacements ont contribué à leur faire revoir leur façon de bouger, de travailler et même de se chausser. Des conséquences indirectes de la crise sanitaire qui ont eu – et ont encore – un impact bien réel sur les corps des Français et que vous, pédicures-podologues, constatez chaque jour. “Les gens ne marchent plus, ce n’est pas une bonne chose pour leur santé”, indique Sonia Monotuka, pédicure-podologue à Paris (75), Pionnier de la Communauté Doctolib. “Ajoutez à cela de mauvaises positions adoptées sur son poste de télétravail, cela donne des douleurs d’épaules, de dos, aux genoux… Sans oublier que la prise de poids, expérimentée par un bon nombre de Français confinés, pèse aussi sur les articulations”, explique-t-elle dans l’étude “Pédicures-podologues : l’impact de la Covid-19 sur votre pratique”, à télécharger gratuitement.

Des douleurs apparues lors du déconfinement

Moins de sorties, moins de pas, moins de chaussures aussi : l’absence ou le mauvais chaussage ont provoqué un certain nombre de douleurs, notamment au moment de la reprise. “Sur le coup, être moins chaussées a pu soulager certaines personnes. Mais lors du déconfinement, lorsque les patients se sont rechaussés, les douleurs et pathologies sont apparues”, constate Guillaume Legourd, pédicure-podologue à Vesoul (70), Pionnier de la Communauté Doctolib.

Les conséquences sur l’activité des pédicures-podologues 

Logiquement, ces bouleversements dans le quotidien des Français ont eu un impact sur votre activité. Pour certains, les consultations sont plus nombreuses, avec des demandes et des plaintes de patients revenant plus fréquemment que d’habitude (tendinopathies, déséquilibres, ongles incarnés…). “Mon activité a augmenté après le premier confinement, notamment la prescription de semelles”, confirme Jean-Baptiste Espagnet, pédicure-podologue à Châtellerault (86). “J’ai constaté une augmentation du nombre de patients souffrant de tendinopathie. Beaucoup se sont mis à la course à pied ces derniers mois, pendant le confinement, et font le lien entre leur douleur et cette période. De fait, en bouleversant leurs habitudes, leur quotidien, le confinement a pu déclencher de nouvelles pathologies, notamment chez les personnes qui ont pratiqué une activité sportive sans en avoir l’habitude”, poursuit-il.  Pour d’autres, au contraire, les rendez-vous ont diminué, les patients se font plus rares.

Quand l’épidémie influe sur les pathologies et sur votre organisation

Comment, dès lors, faire face ? Comment bien gérer son temps, sa relation avec les patients, son quotidien ? Quelle organisation mettre en place, pour prendre en compte le mieux possible les demandes des patients, vos besoins et les normes sanitaires encore plus drastiques aujourd’hui ? Nos trois intervenants livrent leur expérience de terrain de ces derniers mois et délivrent leurs conseils dans l’étude exclusive Pédicures-podologues : l’impact de la Covid-19 sur votre pratique. Quand l’épidémie influe sur les pathologies de vos patients et sur votre organisation”, à télécharger dès maintenant.