Chaque année, 2 200 jeunes ostéopathes fraîchement diplômés s’installent en libéral. Pour certains, la concurrence peut s’avérer rude et le démarrage, compliqué. François, 26 ans, revient sur son parcours depuis sa sortie d’école, il y a 15 mois. 

Un seul patient par semaine à Paris, 2 par jour en Normandie : la démographie, un indispensable à prendre en compte

François Vittecoq est un jeune ostéopathe heureux. Il exerce comme il en a toujours rêvé : dans son propre cabinet, dans la petite ville normande où il a grandi, et avec un carnet de rendez-vous déjà bien rempli.

Diplômé en juillet 2019, François, 26 ans, a connu des débuts difficiles : un premier cabinet en région parisienne lui file entre les doigts et retarde son installation. Il opte alors pour une collaboration avec un ami à Paris, trois jours par semaine, mais la concurrence est rude et les patients se font rares : “je n’en recevais pas plus d’un par semaine”, se souvient François, qui lance en parallèle une activité de visites à domicile. “A Paris, il y a beaucoup d’ostéopathes, et les Parisiens aiment avoir “leur” ostéopathe, ils ne vont en voir qu’un et pas d’autres”, décrypte-t-il. 

Début 2020, François prend un virage à l’ouest : il s’installe au Neubourg, 5 000 habitants, dans le département de l’Eure. “J’étais le quatrième ostéopathe à m’y installer. Mais tout autour, il y a un désert médical, il n’y a pas d’ostéopathes. Beaucoup de gens font 20, 30 kilomètres pour venir consulter”, détaille François. Il y exerce d’abord trois jours par semaine, passant l’autre moitié de la semaine à Paris.

L’épidémie de Covid-19 puis le confinement le stoppent net dans son élan. “Je n’ai pu commencer à exercer pleinement au Neubourg qu’à partir de la mi-mai”, rappelle François. A sa grande surprise, à peine ses portes ouvertes, les patients sont au rendez-vous : “je ne m’attendais pas à ce que ça fonctionne aussi vite”, se félicite François, qui reçoit 2 à 3 patients par jour. “Dès le premier mois, j’ai réalisé un chiffre d’affaires pratiquement 10 fois plus important que lorsque j’étais à Paris ! J’ai moins de charges, moins de concurrence et plus de patients voient mon nom”, énumère François. 

La France, pays où la densité d’ostéopathes est la plus élevée au monde

Avec 33 188 porteurs du titre d’ostéopathe (1), la France est le pays avec la densité la plus importante de professionnels : le nombre d’ostéopathes est en augmentation constante. Ainsi, en juillet 2019, on comptait  2 019 habitants pour un ostéopathe, contre 3 500 en 2016. Résultat : pour un jeune ostéopathe installé, se faire une place peut s’avérer laborieux.

“Nous sommes très nombreux aujourd’hui. Pour bien démarrer, un nouvel installé doit s’accrocher, bouger, aller dans les endroits où la démographie est faible, où il manque d’ostéopathes”, conseille Maude, installée depuis 5 ans et demi dans le Var. “Et  ne pas se laisser tenter par de fausses promesses : l’ostéopathe ne soigne pas tout. Il faut rester cohérent et pratiquer l’ostéopathie et rien que l’ostéopathie. L’objectif d’un jeune installé n’est pas de faire le boulot d’un confrère pour avoir plus d’activité, mais bien de travailler en réseau avec d’autres professionnels. On peut se spécialiser, mais il faut rester humble, rester dans la déontologie : c’est ce qui fera votre réputation, auprès des autres professionnels de santé, qui peuvent vous adresser des patients, et auprès des patients eux-mêmes”, ajoute-t-elle. 

Être visible pour les autres professionnels de santé et les patients

Être présent sur une plateforme de prise de rendez-vous en ligne, comme Doctolib, favorise la visibilité : “c’est une aide pour un jeune qui démarre : les patients recherchent souvent la rapidité et choisissent le praticien le plus vite disponible pour les recevoir”, dit Maude. Présent sur Doctolib depuis ses débuts, François acquiesce : “c’est indispensable ! Doctolib m’a apporté entre 200 et 300 patients, ce qui représente presque l’intégralité de ma patientèle! Je suis visible pour les patients, qui, pour la plupart, m’ont connu via Doctolib, je suis visible sur Internet et pour moi, l’agenda est pratique et facile d’utilisation”. 

Il y a quelques jours, François a pris un nouveau virage, très au sud cette fois-ci : il  a ouvert son cabinet à Vendargues, commune de 6 000 habitants dans l’Hérault, à quelques kilomètres de Montpellier. Pour des raisons familiales, le jeune ostéopathe a fait le déménagement depuis sa Normandie natale. “C’était un rêve de m’installer à Montpellier, je ne pensais pas que cela se réaliserait aussi rapidement !”, confie François, qui travaille aux côtés d’autres professionnels de santé dans ce nouveau cabinet. A Vendargues, il sera le 6ème ostéopathe. Pour cette nouvelle aventure, François s’appuie une nouvelle fois sur Doctolib : il sait que sa présence sur la plateforme va l’aider à se faire connaître et à lancer son activité.

 

L’équipe Doctolib.

 

(1) Chiffre de décembre 2019. Source : cejoe.org  https://cejoe.org/demographie-des-porteurs-du-titre-dosteopathe-demographie-des-experts-judiciaires-osteopathes-analyse-et-perspectives-decembre-2019/