Les médecins généralistes travaillent en moyenne 54 heures par semaine, selon le Panel des médecins généralistes, réalisé en 2019 par la DREES. Dont de nombreuses heures de gestion, coordination, organisation… Des tâches qu’il est possible d’optimiser.

Tâches non médicales : des chiffres très variables 

Dans sa thèse consacrée à l’« évaluation des tâches non médicales des médecins généralistes en Occitanie », le Dr Jean-Baptiste Prunières, interne en médecine générale, évaluait à 13 heures le temps hebdomadaire dédié aux tâches non médicales : tâches administratives, comptabilité, gestion du matériel, entretien, relations avec la CPAM… 

Toutefois les chiffres varient largement selon les études et les modes d’évaluation. Selon la DREES, les médecins consacrent en moyenne par semaine 5 heures et 30 minutes aux tâches de gestion et de coordination et 2 heures à la mise à jour des connaissances, sans oublier 2 heures à d’autres activités (vacations à l’hôpital, par exemple).

Mais dans tous les cas, ces trop longues heures non consacrées aux patients peuvent être réduites. Voici 4 conseils pour y parvenir : 

1. Déléguez les tâches non médicales et annexes

En attendant l’arrivée des Assistants Médicaux qui pourront vous décharger de nombreuses tâches non médicales et annexes, vous pouvez trouver de l’aide auprès de prestataires et autres professionnels :

  • Un comptable;
  • Une personne dédiée au ménage dans le cabinet;
  • Une secrétaire médicale pour les relations avec la CPAM, les relations avec les patients (relance, transmission d’ordonnance, prise de rendez-vous…).

2. Regroupez-vous et mutualisez les tâches non médicales

Dans un cabinet regroupant plusieurs soignants, de nombreuses tâches sont mutualisées : accueil des patients, entretien des locaux et accessoires médicaux (ainsi que les loyers et coûts d’installation). Cela permet de se partager ses tâches, ou le salaire d’une personne embauchée pour les réaliser.

D’après la DRESS, de nombreux médecins ont ainsi choisi l’exercice en groupe avec d’autres médecins ou des paramédicaux (ils étaient 61 % début 2019). C’est surtout le cas pour les plus jeunes (81 % des moins de 50 ans).

3. Adoptez les outils numériques pour optimiser le temps non médical 

De nombreux outils numériques vous aident aujourd’hui à optimiser le temps non médical (comme médical d’ailleurs). Agenda en ligne bien sûr, mais aussi logiciels de communication ou d’organisation plus globale de votre cabinet…

Non seulement ils vous accompagnent pour faciliter les consultations avec les patients, mais ils peuvent en plus vous aider dans la prise de décision médicale. Et le tout dans un confort accru.

4. Travaillez autrement : y avez-vous pensé ?

Pour éviter la surcharge de travail – voire le burn-out – de nombreux jeunes médecins décident de travailler tout autrement. Ils préfèrent être salariés, voire n’effectuer que des remplacements, plutôt que d’ouvrir leur propre cabinet… Cela requière une autre forme de flexibilité. Mais s’agit-il de choix extrêmes ou faut-il les envisager davantage ?