Si les cabinets de masseurs-kinésithérapeutes ont pu rouvrir le 11 mai 2020, ils n’ont pas tout de suite retrouvé leur niveau d’activité usuel : les consultations réalisées durant les 4 semaines de réouverture ont baissé de – 30 % par rapport à janvier 2020.

4 raisons peuvent expliquer en partie la baisse des consultations de kinésithérapie 

  • Les recommandations sanitaires ont perturbé le retour à la normale des kinésithérapeuthes, qui figuraient avant la crise à la 6ème place des spécialités en termes de volume de consultations hebdomadaires.
  • Les spécialités qui traitent peu ou pas d’urgences ont repris moins vite que les autres : -20 % d’activité moyenne sur les 4 semaines de réouverture par rapport à janvier 2020 pour les kinésithérapeutes (ainsi que chirurgiens-dentistes, sages-femmes et psychologues).
  • Le décalage des chirurgies entraîne probablement un décalage dans les rééducations post-chirurgicales : environ 50 % des chirurgies en hôpital public auraient été décalées du fait de l’épidémie.
  • La patientèle âgée reprend plus difficilement les consultations : les 3 spécialités ayant le plus de mal à redémarrer sont celles qui sont les plus réservées par les patients de plus de 65 ans : chirurgiens-dentistes, chirurgiens orthopédiques et… masseurs-kinésithérapeutes.

5 efforts concrets ont été déployés pendant la crise pour faciliter la reprise d’activité des kinésithérapeutes

  • Mise en place de l’option sur la plateforme, au choix des praticiens, du décalage de paiement et de prélèvement, pendant les 3 mois au plus fort de la crise (avril, mai, juin 2020).
  • Diminution pendant la crise des frais de prélèvement relatifs au coût de fonctionnement technique du partenaire de paiement, passés de 1,5 % à 1 %.
  • Installation de la téléconsultation gratuite pendant la crise, jusqu’à juin 2020, puis proposition d’un tarif préférentiel jusqu’à octobre 2020, le tout sans engagement. 
  • Mise à disposition d’une fonctionnalité pour adresser un e-mail aux patients pour les informer de la réouverture de leur cabinet et de la reprise des consultations dès le 11 mai 2020.
  • Diffusion de contenus informatifs, par e-mail et directement sur la plateforme, avec tout un programme de webinaires et de tutoriels pour faciliter la reprise à court-terme, et accompagner l’activité à long-terme.

Le fléchissement d’activité a été substantiel. Mais de nombreux efforts, conciliant de fortes initiatives humaines et technologiques, ont contribué à la reprise d’activité, dans le sens d’un accompagnement sur la durée.

Sources : statistiques internes à Doctolib et anonymes

L’équipe Doctolib.